22.09.2009
Crise de foi
La bure me gratte.
Ma cellule est étroite et grise. Je n'arrive pas à la décorer comme je veux. Y'a pas de musique, y'a pas d'images.
Je songe évidemment à rouvrir mon jardin potager, mais peut-être devrais-je prendre le temps de réfléchir et me poser les bonnes questions qui fâchent.
Je sais pourquoi j'ai mis en pause.
La bisounours attitude de rigueur et la profusion d'amitiés de type Facebook me donnaient la nausée. Mon « propre » comportement, tendance sourire carton-pâte de politesse, me filait la gerbe.
Comme Chandelin l'a si finement remarqué, il me suffisait de faire une karchérisation radicale de ma liste de liens et de continuer l'air de rien, en sifflotant gaiement, les doigts dans le chou, la feuille au vent.
J'ai du mal à faire dans le détail et la dentelle (t'as vu mon nouveau costard, il vient pas de Calais), j'ai clos.
Un petit tour au Carmel, ça fait pas de mal.
Je m'aperçois toutefois que certains détails militent en la faveur d'un retour dans les choux.
Outre le fait que le paysage soit plus riant et que j'y conserve des habitudes, donc un savoir faire, m'inquiète un chouillat le déficit de dialogue entre le blog de mon fiancé (Jésus, Saute-Biniou, le Calcinator de Bigouden) et le mien. Si le personnage « Chou » n'existe plus, une grande partie de son fond de commerce disparaît.
Peu important quand il est près de moi, comme ces derniers jours, mais dès qu'il s'éloigne, le dialogue bloguesque devient un jeu quotidien, un lien permanent et rigolard dont j'aurais du mal à me passer.
Alors évidemment, me direz-vous, on peut s'écrire en privé et se passer des coups de fil sans étaler nos salades sur la toile. On ne s'en prive guère. Mais c'est la mise en scène qui est marrante, la narration foutraque de l'histoire qui paye sa chatte... on a des commentateurs délirants, des illustrateurs géniaux, des détracteurs sauvages, des jaloux maladifs, et tous les rieurs de notre côté. Et puis c'est bientôt l'anniversaire de notre rencontre, chez Papa, Paris XIV, grâce à ces foutus blogs !
Bon, je sais pas. Vous en pensez quoi, vous, d'une renaissance cruciforme ?
Le chou nouveau serait, précisons-le : sans concession et désagréable, de mauvaise foi, monteuse au filet à trois balles, enfonceuse de portes ouvertes, pisseuse sur portes fermées, mal lunée en plein soleil, agace-pissette et casse-bonbon. Comme avant, mais en pire, quoi...
08:12 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21.09.2009
Contre la recrudescence des vols de sacs à main
Dès la gare Montparnasse, tout va mal, Léna perd son fils Anton et rate de peu son train. Dans son sac, le bébé pie que sa fille Augustine a voulu sauver agonise. Arrivée en Bretagne, elle découvre que ses parents et sa soeur complotent pour son bien, et ont convoqué son ex-mari, Nigel.
Elle se sent trahie, humiliée, révoltée, faut-il partir ou rester ? Tout envoyer valser?
Sa si faible confiance en elle s’évapore. Les fantômes du devoir, du jugement social, de l’ordre familial se liguent pour l’empêcher de vivre, d’aimer, et de penser, d’être tout simplement elle-même.

Voilà le script du navet du mois « Non ma fille tu n'iras pas danser ». Qu'en dire ? Rien. Mieux vaut se taire, les grandes douleurs sont muettes... quitté la salle après quarante minutes de pénibles souffrances.
Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...
Ca, c'est « District 9 ». Je ne suis pas fan de sci-fi, mais je suis restée scotchée à mon fauteuil pendant tout le film (sauf pendant quelques passages un brin sanglants où j'étais SOUS le fauteuil).

Et comme je ne veux pas mourir idiote et que TOUS mes potes me serinent que ce film est top toupet, même ceux qui détestent Tarantino et qui gerbent Prad Bitt, c'est parti pour « Inglorious basterds » cet aprèm...

07:49 Publié dans C'est du vu-lu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.09.2009
Jésus, que ma joie demeure !
Depuis que j'ai rencontré Jésus, je suis entrée dans le désordre.
Le désordre amoureux.
Je me pose généralement peu de questions, persuadée que l'état amoureux n'est par définition pas raisonnable et qu'il est donc vain de chercher à comprendre le comment du pourquoi.
Mais depuis presque un an que ça dure, cette affaire, je crois avoir saisi ce qui me plaît chez mon fiancé.
Il est doué pour la vie !
Il aime ça, il en est gourmand, curieux et insatiable.
Bon, ok, il est irrésistible, joli garçon, bourré de pognon et il connaît personnellement Frédéric Lefèvre et 8 472 très belles ex (barrez les mentions inutiles).

Mais ce qui me rend toute chose, c'est sa capacité d'émerveillement, pratiquement enfantine, devant du neuf, de l'insolite ou du beau.

On a passé samedi un après-midi inoubliable au Musée des Arts Forains.

Le dirlo de ce lieu absolument magique nous a ouvert les portes de ses réserves, nous nous sommes promenés dans des salles incroyables, pleines de chevaux de bois, de voitures de manèges antédiluviens, de roues de loto où l'on peut gagner un paquet de serviettes ou un filet garni, de devantures de cinéma de plein air, de diseuses de bonne aventure en cire qui vous dévoilent votre avenir si vous mettez 3 sous dans la fente... il vient de recevoir en « héritage » des milliers de masques produits par une boîte de Saumur qui délocalise (fondée en 1910 ou 20). Il a fait réaliser des moulages à partir de ces masques et ils sont tous entreposés dans une salle immense. Je vous assure que l'effet est saisissant quand vous pénétrez dans la pièce et êtes confrontés à tous ces visages qui vous... dévisagent.

Jésus et moi avions 12 ans ½ maximum.
Pour rentrer, on a pris la ligne 14, il s'est mis en tête, pour « conduire » le métro !

18:08 Publié dans Les Messieurs | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
18.09.2009
Vote à la radio !

Ca va se passer sur Ouï FM ce vendredi entre 17 et 19 heures...
C'est tout expliqué là
http://www.facebook.com/event.php?eid=162647155820#/event.php?eid=133372264597&ref=nf

VOTE MON POTE !
Pourquoi ?
Ils sont bons
C'est des aminches
Si je me souviens bien, j'ai du écrire un bout de chanson, donc s'ils gagnent, c'est bon pour ma Sacem, donc pour mes vieux jours...

09:00 Publié dans Réclame | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Torgnole
Je viens de recevoir ça :

Y'a des beignes qui se perdent !

08:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.09.2009
Un coup de Lefroid en couverture...
Mais oui, mais oui, absolument, absolument, c'est une amie très chère...

Nous avons effectué ensemble une tournée théâtrale inoubliable à Bordeaux (sauf pour les bordelais, inoubliable), nous faisons le trottoir de conserve régulièrement lors de brocantes plus ou moins couronnées de succès, c'est la grosse Toche qui se trouve propulsée en couv' de Pariscope cette semaine, avec sa pièce qu'elle joue dedans et que je vais voir pas plus tard que ce soir avec Jésus (mon fiancé) et Haïku (mon amie de petite taille. Pas une naine, non, sinon j'aurais dit naine. Mais de petite taille quand même, enfin elle culmine pas très haut, quoi)

Ma grosse Toche, c'est la gloire ! Ta Soeur se prosterne à tes pieds divins, mais j'irai pas jusqu'à te les laver avec mes cheveux, y'a des limites à tout, dans la vie. Merde.
17:28 Publié dans Réclame | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Marronnier du souvenir
C'est la rentrée !
Inutile de nier. J'ai des preuves.
Ce matin, j'ai pris le métro à 8h45. Le zouk matitudinal battait son plein. Collé-serré pendant huit stations, avec changement de partenaire au fil des montées et descentes.

Mon favori de ce jour : un jeune costardé, douché jusqu'à l'intraveineuse dans la dernière fragrance mâlissime de D&G. Il m'a collé sa mallette ultra contondante entre les cuisses pendant cinq bonnes minutes.

Quel était son but, sa quête, son Saint Graal ? Vérifier subrepticement la configuration inter-jambale d'une novice sur le retour ? S'assurer que son baisenville pouvait également faire office de baisentrain ? Nul ne le saura jamais. D&G est parti brusquement, arrachant son viril accessoire de l'étreinte veloutée de mes cuisses de marbre, sans un mot, sans un au revoir, sans même un sourire.
Je vous rassurre tout de suite, Nun - 1, Baisenville - 0, aucune rosée vespérale n'est venue souiller mon slip de bure. Pourtant, punaise, j'en avais ras la cornette !
A Bastille, la moitié du wagon a pris la tangente. J'ai pu poser mon postérieur marmoréen sur de la moleskine bleue et déplier le torchon universel distribué comme une hostie oecuménique à l'entrée du brutal. Direct Matin.

Ce serait plutôt direct aux chiottes en ce qui me concerne, mais j'avais oublié mon missel et mon pivert était encore à plus de dix stations.
Je mâche donc l'hostie informative comme le reste de mes congénères suburbains, et qu'est-ce que j'apprends ?
NON, Michael Jackson est mort, ça je savais déjà, c'était dans le Direct Chiottes de juin, l'autre fois, quand j'avais rendez-vous chez mon pivert (j'aime cet homme, je lui refile un max de blé pour qu'il m'aide à garder mon sobriquet charmant : Soeur Sourire !).
NON, c'est Patrick Swayze qui a tapé le baquet ! Première réaction : nulle. Seconde réaction : qui c'est-y, ça me rappelle quelque chose cette gueule d'abruti. Troisième réaction : ah oui, c'est le mec avec une banane et une tronche de mérou neuneu qui s'est spécialisé dans le navet, ah oui, ah bon, ok...

Deux trentenaires, qui mâchent forcément la même hostie informative, larmichettent devant moi, la chaglatte clabottante.
- Putain, merde, Dirty Dancing, c'est le film culte de toute une génération, merde, putain, merde !
- Arrête, et quand il lui dit "Faut pas laisser bébé toute seule !", putain, merde, j'ai failli mourir, j'ai eu mon premier orgasme de ma life, putain, merde.
- Aaaaah ! Paaaaatrick ! Putain, merde !
Je regarde Putain et Merde (je suppose qu'il s'agit de leurs prénoms respectifs, comme quoi on peut appeler ses enfants n'importe comment maintenant, mais c'est un autre débat), totalement ébahie. Patrick m'a procuré autant de sensations que la mallette de D&G, je me suis endormie devant Ghost et j'ai zappé Dirty au bout de dix minutes...

Serais-je anormale ?
J'ai bien fait de rentrer dans le désordre, moi, tiens...
Parce qu'en plus, le film de ma génération, c'était plutôt Apocalypse Now.

08:16 Publié dans Marronniers | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.09.2009
Libérations
J'ai pété les plombs, et tout le monde le sait, le pet de nonne, ça schlingue sauvage.
J'ai flingué mon ancien blog en plein vol, en pleine croissance exponentielle, en plein devenir. J'en pouvais plus. Je me suis aperçue tout à coup que je fonçais sur mon ordinateur le matin et commençais à faire la tournée des popotes de mes "habitués", comme Madame Michu fait le tour du troisième étage de la maison de retraite avec son déambulateur.

J'ai réalisé que je n'aimais pas la plupart des gens que je lisais. Une vague d'ennui me déferlait sur la calebasse dès que j'ouvrais leur bouclard. Allez, me disais-je, une bonne respi et plonge ! Mais qu'en ai-je à talquer des découvertes musicales pointues d'un poulpe sinistrosé, des non-aventures d'une mère célibataire qui écrit le même article depuis trois ans (je suis seule, tous les mecs sont des cons, mais j'en veux un quand même), des joyeusetés de pensionnat d'une fausse guillerette exotique (qui, à la rencontre, s'avéra d'une mollitude anesthésiante), etc.
Je perds mon temps ! Le doute m'assaille, tel un guerrier africain qui saute tout raide dans son pagne, avec de grosses boucles d'oreilles et un bout de bois fermement tenu à la main (lance arm strong, en outremanchois). La pièce est mauvaise, les comédiens sont à chier contre, ils bafouillent leur texte, déclament des fadaises, et pensent qu'ils sont dans la vraie vie. Au secours !
Alors c'est monté d'un coup, comme un haut le coeur, et vlan, a tout dégobillé sur le clavier. J'ai éradiqué le troisième étage de la maison de retraite, assassiné le personnel et essuyé mon couteau sanglant aux rideaux, et j'ai disparu dans la nature virtuelle. Hop la !
Et me revoilà dans ma nouvelle maison, et pas de retraite siouplaît. Autant dire que la liste de liens que je vais bientôt flanquer sur ma gauche sera pointue et sans complaisance. J'aime pas les vieux, et c'est pas une question d'âge.
D'autre part, comme on se se sépare jamais d'une addiction à la fois, et comme il est avantageux de faire d'une pierre deux coups, d'un fer deux fous et d'une merde mou, mon fiancé, Jésus, et moi-même avons cessé de fumer. Totalement.

Libération !
Par contre, je m'aperçois avec horreur que je ne suis pas du tout au point sur les fonctionnalités de mon nouvel hébergeur et que je suis totalement incapable de fabriquer ma bannière, qui pourtant semble d'une facilité inconcertante... Sieur Chandelin ? Help ???
13.09.2009
Das ist die Ouvertüre !
Comme il est excitant de déménager et d'investir un nouveau lieu.
Bon, c'est tout vide, là, là, là, là... (y'a même de l'écho, tellement c'est vide).
Du coup je peux allègrement dire ce qui me passe par la tête tout tranquilou, tout le monde s'en fout, personne m'écoute, coute, coute !
Il me semble important toutefois de démarrer ce nouveau blog par un article signifiant et définitif sur un sujet promordial. J'ai beaucoup hésité entre un post ultra-politique et polémique et un délire fashion sur les talons bobines dans l'industrie chaussante.
Finalement, puisque c'est une naissance, j'ai opté pour un cri primal. C'est simple, nullement surfait, efficace et tripal.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Ouaip, Anaïs Nun est née, née, née.
Ta gueule, l'écho !

